Analyser, Proposer, Agir

Analyser, Proposer, Agir : une analyse à froid des évènements récents dans les GIE CATS (08/04/2014)

Il est parfois nécessaire d’analyser la situation avec suffisamment de rigueur. Cela relève de l’exercice difficile si l’émotion est trop forte, mais c’est nécessaire si nous voulons être efficaces. C’est une démarche CFDT qui repose sur un cycle : analyser, proposer, agir.

Certains s’en tiennent à la critique, d’autres aux louanges de la direction, nous avons opté pour la voie la plus difficile au point de donner parfois l’impression de faire le travail des patrons à leur place. S’il faut le faire pour mieux y répondre par de meilleures propositions, nous l’assumons.

Les évènements récents permettent d’illustrer notre démarche. Lorsque l’équipe CFDT a contacté les autres Organisations Syndicales en vue d’une action commune qui, d’emblée, prévoyait le débrayage du 21 mars et la grève du 1er avril si rien ne bougeait, nous nous projetions dans l’inconnu. Nous souhaitions provoquer un choc permettant une prise de conscience générale sur la nécessité d’agir, mais aussi, il faut le reconnaître, parce que ne rien faire nous devenait insupportable.

Même si, au final, nous aurions été seuls, même si absolument rien de concret ne sortait de cette démarche, il fallait absolument tout faire pour faire évoluer la situation.

Il n’a pas été facile de fédérer toutes les positions, de synthétiser des priorités très différentes sur des constats qui, eux, étaient largement partagés : ça ne peut plus durer, il faut que ça change.

Le mouvement du personnel et l’implication des personnes qui ont participé ont renforcé la démarche syndicale qui s’en est trouvée plus unie autour des 5 thèmes suivants :

  • Les conditions de travail
  • Les perspectives d’avenir dans les GIE
  • La reconnaissance
  • La place des GIE dans l’informatique dans l’informatique du groupe
  • Le dialogue social dans l’entreprise

La direction a senti l’expression d’un malaise profond. Elle a rencontré les Organisations Syndicales le jeudi 3 avril, afin de traiter en priorité les 3 premiers thèmes.

Sur les conditions de travail, tout le monde s’accorde à dire que c’est un chantier de longue haleine, mais qu’il faut du punch pour qu’il donne des résultats concrets. A défaut, le sentiment légitime d’un manque d’intérêt de la part de la direction s’en trouvera renforcé. Les CHSCT vont voir que leur travail sur le document a des chances d’être pris en compte, mais la vigilance reste de mise avant que des résultats concrets n’apparaissent.

Concernant le recrutement, l’engagement de 90 embauches à minima va permettre de négocier la GPEC et le contrat de génération. L’objectif CFDT est tient en 2 points :

  1. Créer des perspectives d’évolutions de carrières par une requalification de certains postes (recrutement interne)
  2. Maintenir et rajeunir les effectifs en favorisant le recrutement de jeunes

Les négociations devront partir d’une perspective d’entreprise. De façon très grossière, il est possible de d’affirmer que deux points de départs sont possibles mais pas incompatibles :

  1. Une approche plutôt direction : élaboration des besoins, des plans de charge, analyse prévisionnelle des effectifs, puis décision sur la répartition des activités entre effectif CDI et prestataires. C’est un vrai métier et, sans remettre en cause les compétences de la direction, il faut bien constater qu’il n’a encore jamais été pratiqué dans les GIE, le mode projet et les feuilles de route ne doivent plus être de mise
  2. Une approche plutôt CFDT : les organigrammes actuels peuvent facilement être projetés dans quelques années pour constater que les effectifs vieillissent dans leurs postes et que les départs naturels doivent être remplacés. Il est possible de créer une véritable dynamique qui concile les perspectives de carrières et le rajeunissement des effectifs. Les élus CFDT au Comité d’Entreprise avaient fait des propositions en ce sens à la direction. Elles reposaient sur l’organisation cible du dossier globalisé et nous ne savions pas que cette dernière était abandonnée.

La rencontre entre directions et organisations syndicales a permis une timide avancée vers des solutions, mais il n’est pas question d’en rester là, ce n’est que le début.

Souvenez-vous : analyser, proposer, agir.